Depuis son arrivée sur le marché, la Suzuki 600 GSR s’est rapidement portée en tête des ventes sur le secteur des roadsters sportifs. Doté d’un tempérament de feu, mais aussi d’une bonne fiabilité, ce petit quatre cylindres représente un choix judicieux, même en occasion.
Présentée en 2005, la Suzuki 600 GSR est dérivée, côté moteur, de celui de la GSX-R. Il se distingue par des conduits verticaux et des arbres à came creux, est alimenté par une injection à double papillon et secondé par une boîte de vitesses à six rapports. Ce bloc moteur prend place dans une partie-cycle inédite composée d’un cadre et d’un bras oscillant en aluminium. En 2007, la 600 GSR a reçu quelques améliorations esthétiques : nouveaux rétroviseurs et nouveau capotage de phare faisant office de saute vent. Bien qu’un peu creux à bas et mi-régimes, le quatre cylindres Suzuki fait preuve d’une onctuosité remarquable qui permet de circuler en ville sans avoir à jouer en permanence du sélecteur de vitesses. Souple et exempt de vibrations, son moteur contribue à la convivialité de l’ensemble. La faible hauteur de selle et la position de conduite naturelle facilitent la prise en main d’une machine faite pour le plus grand nombre. L’efficacité du freinage, tant en puissance qu’en progressivité, complète le tableau de ce roadster à vocation sportive. Sage et facile en conduite tranquille, la Suzuki 600 GSR dévoile un tout autre visage quand son pilote décide de s’énerver sur la poignée de gaz. A partir de 7500 tr/min, le moteur commence à rugir avant de s’énerver franchement au-dessus de 9500 tr/min. Et là, ça pousse fort jusqu’à 12000 tr/min. A partir de là, la Suzuki 600 GSR réclame un minimum d’expérience pour être menée à rythme soutenu, notamment à cause d’une fourche trop souple qui génère une désunion des trains roulants sur revêtement dégradé. Sur les bosses, la fermeté du châssis requiert alors quelque précaution. Par ailleurs, si cette Suzuki n’oublie pas les aspects pratiques, avec notamment une instrumentation très complète, elle ne soutient pas, en revanche, la comparaison avec son adversaire directe, la Yamaha FZ6, au niveau de la finition. En revanche son prix très attractif plaide en sa faveur.
Pourvue d’une excellente fiabilité, la Suzuki 600 GSR souffre malheureusement d’une finition très sommaire. L’assemblage de la carrosserie laisse à désirer, comme ces caches latéraux fixés par un simple velcro. La peinture est fragile et exige quelques précautions en cas de chargement de bagages. Les roulements d’origine (roues, direction, bras oscillant) sont eux aussi de piètre qualité. Vérifiez qu’il n’y ait pas de point dur. Un choc, même bénin, peut endommager les platines supports de repose-pieds au niveau des fixation sur le cadre. Traquez d’éventuelles fissures. Le faisceau électrique peut souffrir de problèmes d’étanchéité. Vérifiez qu’il n’y ait pas de dysfonctionnement à ce niveau. Un mauvais positionnement du câble d’embrayage peut avoir engendré une usure prématurée de la gaine au niveau du té de fourche inférieur. Des dysfonctionnements de la cartographie d’injection peuvent de leur côté des à-coups à bas régimes.
Type : 4 cylindres en ligne, 4-temps, refroidi par eau
Distribution : 16 soupapes
Cylindrée : 599 cm3
Alimentation : injection électronique
Puissance : 98 chevaux à 12 000 tr/m
Couple : 6,6 mkg à 9 600 tr/m
Mise en route : démarreur électrique
Boîte : 6 rapports
Transmission finale : par chaîne à joints toriques
Suspension AV : fourche télescopique
Suspension AR : mono amortisseur
Frein AV : 2 disques diam 310 mm, étrier quatre pistons
Frein AR : 1 disque diam 240 mm, étrier simple piston
Réservoir : 16,5 litres
Empattement : 1 440 mm
Hauteur de selle : 785 mm
Poids à sec : 183 kg
Type : 4 cylindres en ligne, 4-temps, refroidi par eau
Distribution : 16 soupapes
Cylindrée : 599 cm3
Alimentation : injection électronique
Puissance : 98 chevaux à 12 000 tr/m
Couple : 6,6 mkg à 9 600 tr/m
Mise en route : démarreur électrique
POUR
Performances
Fiabilité
Freinage
CONTRE
Finition
Suspensions
16/20






