Baptisée du nom du circuit londonien sur lequel les Triumph de compétition brillaient dans les années 60, la Thruxton 900 permet de renouer avec l’esprit café racer d’antan. Une moto sympathique avec laquelle il fait bon enfiler les petits virolos.
En 2000, la marque Triumph décidait de renouer avec ses racines en présentant la Bonneville, bicylindre vertical de 800 cm3 calé à 360°, alimenté par deux carburateurs de 36 mm et monté dans un double berceau en acier. Fourche téléhydraulique à l’avant, deux combinés séparés à l’arrière, la nouvelle Bonnie se voulait la plus moderne des motos classiques. Au fil du temps, Triumph fit évoluer son nouveau moteur pour porter sa cylindrée à 865 cm3. Et puis en 2004 vint s’ajouter au catalogue cette Thruxton à la saveur plus corsée. Equipée d’une paire de guidon bracelets, de commandes légèrement reculée, d’une selle à dosseret et d’échappements relevés, la Triumph Thruxton sent bon le café racer des années 60. Mieux fini que la Bonneville, cette machine se laisse aussi facilement prendre en main que sa cousine roadster, même si la position de conduite aurait pu être mieux étudiée. La selle aurait en effet méritée d’être plus adaptée à une position racing. Bien évidemment, la position de conduite verrouille la géométrie et fait perdre l'aisance ainsi que le confort de conduite du roadster. Malgré tout agile et facile, voire même urbaine, la Thruxton n'a rien d'une terreur des chronos par rapport aux sportives actuelles ou aux roadsters surpuissants disponibles sur le marché. Son créneau serait plutôt la nostalgie sans les inconvénients des temps anciens. Un regret toutefois, bien que sympathique, le bicylindre anglais aurait mérité d’avoir plus de caractère. Côté partie-cycle, le bilan est plus positif. On ne note aucun coup de vice malgré les bracelets : la Thruxton ne guidonne pas et se passe très bien d'amortisseur de direction. Elle ne se désunit pas dans les passages en courbe bosselés et concilie superbement tenue de route et confort. Dommage qu’en matière de freinage il soit si difficile de bien sentir l'emplacement de la pédale de frein AR tandis que le simple disque flottant à l'AV manque de mordant. On est obligé d'employer tous les doigts au levier pour exploiter une puissance qui s'avère au final suffisante. A part ça, les rétroviseurs offrent une bonne visibilité pour une position de conduite aussi typée. La Triumph garantit confort, facilité de conduite et fiabilité.
Fiable, la Triumph Thruxton aurait mérité un meilleur traitement au niveau de sa finition. Les chromes ne sont pas d’une qualité irréprochable et ils ont tendance à s’écailler. La corrosion peut quant à elle facilement s’installer dans les recoins du cadre et sur la visserie. Il n’est pas rare que de la condensation se forme dans l’optique de phare. Vérifiez que l’embrayage ne broute pas au démarrage et qu’il n’y ait pas d’à-coups de transmission, signe d’une mauvaise carburation. Les joints spis de fourche sont parfois à remplacer au cap des 15 000 km. Quant aux combinés arrières, trop souples et manquant d’endurance, ils sont avantageusement remplacés par des adaptables au-delà de 20 000 km.
Type : bicylindre en ligne calé à 360°, 4-temps, refroidi par air
Distribution : 8 soupapes
Cylindrée : 965 cm3
Alimentation : 2 carburateurs
Puissance : 70 chevaux à 7 250 tr/m
Couple : 7,2 mkg à 5 700 tr/m
Mise en route : démarreur électrique
Boîte : 5 rapports
Transmission finale : par chaîne
Cadre : double berceau en acier
Suspension AV : fourche télescopique 41mm
Suspension AR : deux combinés amortisseurs
Frein AV : 1 disques diam 320 mm, étrier deux pistons
Frein AR : 1 disque diam 255 mm, étrier deux pistons
Réservoir : 16 litres
Hauteur de selle : 790 mm
Poids à sec : 205 kg
Vitesse maxi : 180 km/h
Conso moyenne : 6,2 l / 100 km
Type : bicylindre en ligne calé à 360°, 4-temps, refroidi par air
Distribution : 8 soupapes
Cylindrée : 965 cm3
Alimentation : 2 carburateurs
Puissance : 70 chevaux à 7 250 tr/m
Couple : 7,2 mkg à 5 700 tr/m
Mise en route : démarreur électrique
POUR
Comportement
Fiabilité
Look
CONTRE
Manque de caractère moteur
Détails pratiques
15/20






