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L’essai moto HARLEY ELECTRA 1600 cm3 2006

Inspiratrice de toutes les GT au long cours actuelles, l’Harley Davidson FLH ouvre les portes d’une autre dimension. Une dimension où le temps se serait suspendu pour mieux profiter du moment présent.
HARLEY ELECTRA 1600cm3
Electra Glide. Créée par Harley Davidson en 1965, ce nom fait aujourd’hui partie du patrimoine motocycliste mondial. A l’époque, le constructeur américain faisait parler de lui en proposant sa première machine équipée d’un démarreur électrique. Le moteur de la FLH-S Electra cubait alors 1200 cm3. Quarante ans plus tard, le bicylindre américain a adopté le twin cam 96 de 1584 cm3 doté d’un tendeur de chaîne de distribution hydraulique et d’un nouveau système d’échappement type « 2-1-2 ». La boîte de vitesses « Cruise Drive » compte désormais six rapports à pignons hélicoïdaux. La mécanique est montée souple dans le cadre. C’est que les ingénieurs de Milwaukee ont baptisé « Isolated Drive System ». Le réservoir contient 22,7 litres. En 2008, les fixations moteur sont modifiées avec quatre silent-blocs au lieu de trois. La partie-cycle est renforcée et optimisée avec 60% de soudure en moins et 50% de pièces en moins. Les suspensions sont elles aussi améliorées, et le diamètre des jantes passe de 16 à 17 pouces. Le moteur se dote par ailleurs d’un système qui permet de couper l’alimentation du cylindre arrière pour limiter la chaleur lors d’un arrêt prolongé. Bien évidemment, une Harley Davidson Electra Glide n’est pas à mettre entre toutes les mains. Inspiratrice de la classe Grand Tourisme, l’Américaine est loin d’afficher la rigueur de ses lointaines filleules européennes ou japonaises. La garde au sol est limitée, les louvoiements persistants tout comme oscillations des suspensions dans les longues courbes. Côté moteur, absent en dessous de 2 000 tr/min,  le twin trépigne de 2 à 3 000 tr/min, pousse de 3 à 4 000 tr/min et allonge de 4 à 5 000 tr/min. Autrement dit, s'il peut arriver de le solliciter dans les hauts régimes par exemple sur autoroute, dans la pratique on a finalement peu l'occasion de tirer les rapports au delà des 4 000 tr/min. Le V twin vous emmène alors sur un souffle, presque onctueux et en tout cas jamais brutal. Certes, les sensations de couple à bord restent à relativiser. Il n'est pas rare de rentrer un rapport pour doubler prestement voire se relancer en sortie de virage. Mais globalement, son agrément reste évident et la plage des 3 à 4 000 tr/min un régal. On le sent là réellement au meilleur de sa forme, vibrant très peu, presque lisse et en même temps très présent à la poignée. A 3 500 tr/min, on navigue alors à 140 km/h au compteur, soit le rythme de croisière le plus enviable à bord. S'il y a toujours deux façons d'appréhender les belles Américaines, objectives et subjectives, il faut bien reconnaître que celles-ci tendent à se rejoindre avec le temps. Pour l'essentiel, son comportement dynamique en virage et surtout son freinage méritent beaucoup mieux. Certes, l'usine a adopté les étriers 4 pistons depuis 2000, mais plus de mordant à l'avant, un levier réglable pour toutes les tailles de doigts et surtout, un dispositif intégral et/ou ABS n'auraient rien de superflu sur cette moto à vocation GT. Voilà pour le côté pragmatique des choses. D’un point de vue plus émotionnel, il faut bien reconnaître que nulle autre moto de la production actuelle n'est capable de telles sensations, mécaniques, visuelles ou acoustiques. On a beau dire, il faut réellement avoir eu la chance d'essayer une Harley-Davidson plus que quelques dizaines de kilomètres pour approcher cette vérité-là et s'attacher à une autre façon de rouler à moto.
A surveiller   A surveiller
Comme toujours avec Harley Davidson, mieux vaut éviter les exemplaires dont pots d’origine ont été bidouillés pour améliorer leur sonorité. Mieux vaut installer des silencieux « made in America ». La garde au sol limitée peut causer des dégâts sous la machine : boucle inférieure de cadre et échappements endommagés. En cas de modifications apportées sur le système d’alimentation du moteur, assurez vous qu’elles ont été réalisées dans les règles de l’art par un concessionnaire. La qualité de traitement des surfaces entraîne une finition aléatoire d’une machine à l’autre. Chrome et vernis peuvent révéler des défauts. Les combinés arrières sont souvent à remplacer par des adaptables de meilleure qualité. Le comportement de la fourche peut quant à lui être amélioré par l’adoption de ressorts plus durs.
Fiche technique
> MOTEUR
Type : bicylindre en V, 4-temps, refroidi par air
Distribution : culbutée, 2 soupapes par cylindre
Cylindrée : 1584 cm3
Puissance : 78 chevaux à 5450 tr/m
Couple : 12,5 mkg à 3400 tr/min
Alimentation : injection électronique
Mise en route : démarreur électrique
> TRANSMISSION
Boîte : 6 rapports
Transmission finale : par courroie crantée
> PARTIE CYCLE
Cadre : double berceau en tubes d'acier
Suspension AV : fourche télescopique
Suspension AR : 2 amortisseurs
Frein AV : 1 disque diam 292 mm, étrier quatre pistons
Frein AR : 1 disque diam 292 mm, étrier quatre pistons
> DIMENSIONS ET POIDS
Réservoir : 22,7 litres
Empattement : 1592 mm
Hauteur de selle : 668 mm
Poids à sec : 223 kg
> PERFORMANCES
Vitesse maxi : 170 km/h
Conso moyenne : 6,2 l / 100 km
POUR
POUR
Caractère moteur
Fiabilité
Duo
CONTRE
CONTRE
Garde au sol
Freinage
Suspensions
Notre note
15/20
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